A propos de la sècheresse du Doubs qui se prolonge depuis le mois de juin



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Une pensée émue pour cet hydrologue qui, il y a une vingtaine d’années, se glosait de ces écolos incitant leurs enfants à ne pas laisser couler l’eau en se lavant les dents. « En Franche-Comté, on a de l’eau disait-il et plus qu’il n’en faut… »

On aimerait aujourd’hui savoir ce qu’il pense. Ni lui, ni personne d’ailleurs ne parlaient alors du réchauffement climatique qui entraine maintenant de façon flagrante l’escalade des périls à travers des renouvellements d’épisodes de sècheresses ou d’inondations de plus en plus marqués

S’il faut bien sur chercher des solutions pratiques pour l’avenir face à la crise reproductible du manque d’eau, il ne faudrait pas oublier que la première solution, la plus rapide et la moins couteuse à mettre en œuvre, c’est d’abord celles du non gaspillage de la ressource. (Comme pour l’énergie).

Le non gaspillage de l’eau du robinet, (même en se lavant les dents !) c’est à la fois un moindre prélèvement dans la Nature et un moindre rejet d’eaux usées dans des systèmes d’épuration qui ne traitent malheureusement que partiellement la pollution.

Le non gaspillage de l’eau dans le milieu naturel, c’est la protection des éponges que constituent les zones humides et l’arrêt des drainages de sols.

Il faudrait aussi mieux protéger les sols du bétonnage par l’urbanisation et du compactage par les engins. Ils bloquent ou rendent difficile l’infiltration des pluies pour la recharge des nappes souterraines. A l’opposé ils augmentent le ruissellement et l’évacuation brutale de l’eau vers les rivières dont par ailleurs on ne respecte pas les lits majeurs d’écoulement de crues.

En fait, il faut sortir des vieux schémas et comportements … Il y a urgence parait-il !

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