AGROCARBURANTS : Le mirage du pétrole vert.


A chaque crise pétrolière le lobby agricole, nous repasse les bio carburants comme " la " solution énergétique et écologique.

Il s’agit en fait de faire du faux pétrole avec du vrai et de fausses richesses avec de vraies subventions. Le bilan énergétique, économique et écologique est très éloigné des affirmations et ce n’est pas, loin s’en faut, la solution qui me permettra de me déculpabiliser de l’utilisation de ma " bagnole ".


« Agrocarburants et Evnvironnement »

En 2009, a été publié le rapport « Agrocarburants et Evnvironnement » rédigé à la demande la Ministre de l’Ecologie et du Développement durable en vue d’ouvrir un processus menant à une « évaluation environnementale globale » des agrocarburants.

Ce rapport est consultable sur le site du ministère, page : http://www.ecologie.gouv.fr/Agrocarburants-et-Environnement.html

LE MIRAGE DES BIOCARBURANTS

Selon les estimations, il est possible de produire environ 1,25 tonne par hectare de ce pétrole artificiel, mais après déduction de l’énergie qu’il serait nécessaire d’utilisée, la production réelle nette que serait que moins d’une demie tonne par hectare qu’il serait de plus nécessaire de subventionner !

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Le diester en chiffres.

Pour le pétrole vert, il existe un lobby agro-industriel qui se soucie plus de la culture des subventions que d’environnement et des besoins de la société.


NB : Il y a deux filières reconnues de production d’agrocarburants :
- huiles végétales et dérivés extraits du colza ou du tournesol,
- éthanol produit à partir de betterave ou de blé. Ils ne peuvent être utilisés seuls et doivent être mélangés en petites quantités à l’essence, les moteurs n’ayant pas été conçus pour celà.

"Quant à leur bilan énergétique, il ne se mesure pas uniquement au tonnage de CO2 évité et il s’avère bien plus lourd quand il comprend toutes les consommations énergétiques intermédiaires qui permettent de passer de la plante au carburant.

A savoir, l’énergie nécessaire à la production des engrais, à l’utilisation d’engins agricoles pour la culture et la récolte, aux moyens de transports, et enfin aux traitements après la récolte. « La véritable solution pour réduire notre dépendance au pétrole reste d’en consommer moins ».(selon Libération du 2/3/2006).