Destruction d’un lynx par un chasseur à Labergement-du-Navois (25), une justice bien trop clémente !



Vendredi 13 janvier 2017 comparaissait devant la justice René MEYER, chasseur sexagénaire, prévenu d’avoir en 2014 abattu froidement un lynx, espèce protégée.

Sa version des faits ne manque pas de surprendre : il a déclaré aux gendarmes avoir aperçu un lynx acculé par 3 chiens au pied d’un sapin, puis avoir eu peur pour ses chiens qui commençaient à se battre avec le félin. Au moment où celui-ci s’enfuyait, il a tiré deux coups de fusil.

La version rapportée par un journaliste de l’Est Républicain dans son article publié le 14 janvier 2017 est somme toute différente : « Mes chiens avaient acculé un animal. Ce dernier menaçait de les attaquer. Je l’ai alors abattu sans me rendre compte immédiatement qu’il s’agissait d’un lynx ».

Quelle que soit la façon dont cela s’est réellement déroulé le résultat est le même, le félidé a été abattu sans que le sexagénaire n’ait même tenté de rappeler ses chiens ce qui aurait permis au lynx de prendre la fuite.

Malgré ses aveux obtenus par les enquêteurs lors d’une audition, René MEYER ne sera condamné qu’à 600 euros d’amende et à verser 2000 euros au titre de la réparation du préjudice subi aux diverses associations de protection de la nature représentées dont la CPEPESC Franche-Comté.

C’est une piètre et bien pâle condamnation au regard des faits reprochés puisqu’il ne se voit même pas, ni confisquer l’objet du délit, ni retirer le permis de chasse.

Et pourtant, René MEYER vient de faire appel de cette bienveillante décision.

Même si son avocat avait prétendu que les aveux de son client avaient été obtenus de façon irrégulière (par une écoute qui soi-disant porterait atteinte à sa vie privée), la clémence dont ce chasseur a fait l’objet laisse particulièrement dubitatifs.

Fort heureusement pour les espèces protégées, tous les juges ne sont pas aussi magnanimes : http://cpepesc.org/1-AN-DE-PRISON-FERME-CHACUN-pour-l.html