La METHANISATION : Bon moyen de produire de l’énergie mais une fausse solution de réduction des pollutions azotées des élevages en région karstique



Les lisiers et fumiers sont riches en azote mais pauvre en carbone et donc faiblement méthanogène.

Pour que cela fonctionne et méthaniser rentablement, il est obligatoire d’ajouter des matières riches en carbone. Cela peut être :

- des déchets d’industries agroalimentaires,

- des végétaux cultivés à cette fin (gaspillage de protéines),

- des matières grasses,

- des boues de station d’épuration (et leurs pollution),

- des déchets verts (sauf la fraction ligneuse dont la présence ne gêne pas mais ne produit pas de méthane).

Ces ajouts augmentent d’autant la production de digestats et augmentent donc énormément la quantité de pollution azotée à épandre pour un élevage.

On ne peut guère parler "d’un retour au sol" d’excellence des effluents d’un élevage.

La méthanisation ne peut être une excuse pour sursaturer les sols en intrants solubles.

Les aides à la méthanisation peuvent ainsi constituer quelque part des "aides à la pollution des eaux en azote et phosphore" surtout dans des régions calcaires aux sous-sols passoires alimentant les sources résurgences de rivières fragiles de plus en plus marquées par la dystrophisation.

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Curieux ces croquis des constructeurs de méthanisations qui oublient qu’elles produisent aussi des lixiviats !