Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes enfin abandonné !



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Déclaration du Premier Ministre Edouard Philippe mercredi 17 janvier 2018 à 13h40

"Il y a 50 ans les pouvoirs publics ont identifié le site de Notre-Dame-des-Landes pour accueillir un nouvel aéroport pour le grand ouest. Durant 50 ans, l’État s’est placé face à un dilemme impossible. L’indécision du gouvernement a laissé les partisans et les opposant s’affronter. Quand nous sommes arrivés en fonction, la situation était totalement bloquée. S’il y a bien un seul point au plan local comme national où tout le monde s’accorde c’est la nécessité de sortir de cette situation. Si la décision était facile elle aurait été prise depuis longtemps".

"Mon premier réflexe aurait été d’autorisé sans délais ce projet. Le débat aurait du être clos depuis longtemps. Mais les choses paraissent toujours plus simple quand elles sont vues de loin. J’ai voulu examiné les nouvelles solutions qui pouvaient s’offrir. C’est pourquoi dès mon installation nous avons demandé à trois personnes expertes de dresser un bilan de la situation. Ils nous ont remis ce rapport en décembre dernier. Samedi dernier, j’ai voulu me rendre compte par moi même sur place de la situation. Tous les maires pour ou contre m’ont dit la même chose : sortez nous de cette situation"

"Instruit du dossier, et en accord avec le président , le gouvernement a pris sa décision. Les conditions ne sont pas réunis pour la construction de cet aéroport. les grands projet qui ont réussi, se sont tous réalisés parce qu’ils étaient largement portés par la population. NDDL c’est l’aéroport de la division".

"Le projet sera donc abandonné.

Cette décision est logique au regard de l’impasse dans laquelle se trouve le dossier. Cette décision est sans ambiguïté. Les terres retrouveront leurs vocations agricoles. C’est une décision d’apaisement et qui doit conduire à une nouveau départ".


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Une large victoire citoyenne

Cet abandon est une victoire d’une large mobilisation citoyenne dont tous ceux qui y ont contribué pendant plus de 20 ans peuvent être fières. Les bétonneurs doivent comprendre que la Nature a encore beaucoup d’amis et des partisans.