Non aux gravières (carrières alluviales).*



POSITION DE LA CPE exprimée par une lettre aux carriers

GRAVIERES DANS LES NAPPES D’ACCOMPAGNEMENT DES COURS D’EAU Extraits de la lettre adressée à Monsieur le Président de l’Union des Producteurs de Granulats de Franche Comté , le 25 octobre 2000

« Monsieur le Président,

Suite à votre réponse du 10 octobre 2000, la CPE souhaite vous faire parvenir quelques-unes de ces remarques.

Tout d’abord en ce qui concerne la proposition de rencontrer les milieux associatifs sous l’égide de la DIREN. Il vous faut savoir que le temps du dialogue a déjà eu lieu. Notamment en Haute-Saône lors des réunions de travail sous l’égide de la DRIRE régionale, bien avant la loi sur les Schémas Départementaux des Carrières (SDC), ainsi que lors de l’élaboration de ces SDC ; soit 3 à 4 ans de réunions avec les représentants de la profession et des administrations concernées.

Lors de ces réunions, il avait été demandé aux extracteurs de prévoir, en raison du cadre législatif : des reconversions sur les roches massives pour les bétons, des reconversions sur les porphyres pour les couches d’usure. Ainsi qu’aux prescripteurs d’adapter leurs cahiers des charges pour se mettre en conformité avec la loi sur l’eau et le SDAGE. »...........

L’opposition de la Commission de Protection des Eaux (CPE) à toute ouverture de gravières dans les nappes d’accompagnement des cours d’eau n’est pas négociable. Ce sont des atteintes trop graves et irréversibles portées au patrimoine naturel ! C’est au cas par cas que nous agirons contre les auteurs de projet et nous n’avons pas l’intention de limiter notre action. Les vallées ont trop souffert d’un lobbying qui vend la nature au m3 en "rabotant" tous les fonds de vallées...

Il faut rappeler qu’un essai de roches calcaires concassées pour les bétons des ouvrages d’art a été réalisé en Haute-Saône sur la D.474, déviation de Grandvelle (pont N°4). Les caractéristiques techniques obtenues ont d’ailleurs été supérieures à celles du béton réalisé avec l’alluvionnaire !

Les extracteurs n’ont qu’un seul souci : faire un maximum de profits pour laisser des trous derrière eux.