Interpellé sur la nécessité de faire poser au gymnase des nids artificiels d’Hirondelle de fenêtre en compensation de la perte de nids naturels, le Maire de PORT-SUR-SAÔNE (70) reste muet



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Hirondelle de fenêtre

La CPEPESC, dans un article publié récemment, félicitait le Maire de PORT-SUR-SAÔNE qui, ayant surpris un de ses administrés en train de déposer des sacs d’ordures ménagères sur la RN 19, était venu lui rapporter gentiment ces ordures… en les vidant sur son palier (Voir article)

Effectivement, c’était une belle initiative qui avait fait, étrangement, la une du quotidien l’Est Républicain le 19 mars dernier.

Quelques temps plus tard, le 11 avril, cet élu était interpellé par la CPEPESC au sujet des travaux de réfection du gymnase communal. Elle lui précisait que ce bâtiment avant travaux hébergeait une colonie d’Hirondelle de fenêtre Delichon urbicum, espèce protégée en application de l’arrêté ministériel du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection et figurant dans la catégorie « Quasi menacée » en Liste rouge nationale, et lui demandait de bien vouloir faire installer 10 nids artificiels en compensation de la perte des nids naturels afin de respecter les textes et règlements en vigueur.

Cette demande est restée sans réponse. Cette affaire serait-elle si peu médiatique pour que le Maire de PORT-SUR-SAONE ne daigne agir en pareilles circonstances ?

On est en droit de le penser et cette fois la CPEPESC se gardera bien de le féliciter au vu de son apparente absence d’intérêt pour la protection de la biodiversité.

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