Quand c’est les porcs qui balancent : Un automobiliste sur trois jette des déchets depuis son véhicule !



JPEG - 1.1 Mo

Les rives de nos routes françaises sont de plus en plus sales. Des ordures de toutes sortes en ponctuent les accotements routiers et leurs annexes : bouteilles, plastiques, emballage, objets divers, déchets organiques, mégots, etc… Elles constituent pourtant pour le voyageur ou le touriste la première approche visuelle du paysage français !

Un automobiliste sur trois admet jeter des déchets depuis son véhicule

C’est ce qu’a révélé entre autres informations une étude Ipsos réalisée à la demande des autoroutes Vinci sur les pratiques des Français sur la route des vacances vis-à-vis de l’environnement.

De façon plus générale, 35 % des Français au total reconnaissent qu’il leur arrive de jeter des déchets, de toute nature par la fenêtre de leur véhicule.

Les Français ont dans leur majorité bien conscience des conséquences des jets de déchets sur la route : ils considèrent que ce geste augmente de façon extrêmement importante le risque de dégradation du paysage (81 %), de pollution de l’eau et des sols (76 %), d’exposition à la circulation du personnel ramassant les déchets (73 %), ou d’accidents pour d’autres véhicules (62 %).

Le risque d’incendie est également identifié par 67 % d’entre eux, cette proportion atteignant même 76 % dans le Sud-Est. Pour autant, en dépit des nombreux incendies, souvent dus à la présence de mégots de cigarettes (7 000 ha détruits par les flammes cet été dans le Sud-Est et en Corse), près d’1 Français sur 5 (18 %) estime que jeter un mégot par la fenêtre d’un véhicule est un geste sans conséquences graves, et plus d’1 Français sur 6 (15 %) reconnaît de fait jeter des mégots, ainsi que des chewing-gums, par la fenêtre de son véhicule. Ils sont également 20 % à considérer sans gravité le fait de jeter sur la route des emballages alimentaires.

Un acte qui peut couter 1500€ d’amende

L’article R-635-8 du Code pénal punit d’une amende de 1500€ le jet de déchets apportés par un véhicule. La loi prévoit aussi la possible saisie du véhicule. Pourquoi cette action n’est-elle jamais mise en œuvre ?