Un magma d’ordures extirpé des rives du Doubs dans le Pays de Montbéliard



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Trois membres de la CPEPESC du Pays de Montbéliard ont tout récemment procédé à un nettoyage complet d’une portion des rives du Doubs bordée par la route départementale 126 entre le giratoire de Belchamp et le pont du Doubs à Voujeaucourt (25).

Quand on emprunte régulièrement la piste cyclable longeant cette route, les nombreux déchets abandonnés par des usagers indélicats ne peuvent que heurter le regard. C’est ce qui a motivé ces bénévoles à retrousser leurs manches. Ils sont heureux d’avoir redonné leur aspect originel aux rives du Doubs, enfin débarrassé de ce magma d’ordures, et d’avoir également évité une pollution de la rivière par des matières plastiques ou autres.

Cette tâche n’a pas été facile en particulier dans un talus buissonneux. Six heures au total ont été nécessaires pour emplir environ 25 sacs de déchets sur un parcours de 800m, et cela sur un seul côté de la route ! L’autre, moins proche du Doubs, ayant été laissé aux bons soins du Département de Doubs en charge des routes départementales.

L’incivisme de certains automobilistes d’abord en cause !

La saleté des lieux est due à l’incivisme de certains automobilistes. Ils mériteraient d’être sanctionnés et le sont rarement. C’est pourtant une infraction prévue au code pénal.

Pourquoi ne pas condamner les auteurs de ces abandons de déchets, à un travail d’utilité collective adapté : celui de ramasser les détritus abandonnés le long des routes ?

Mais aussi un entretien insuffisant des accotements routiers …

Il est constaté que les passages d’agents d’entretien des accotements routiers se raréfient ! De plus lors de la tonte des talus les faucheuses découpent et malaxent tous les déchets présents. Cette fragmentation ne facilite pas leur ramassage et contribue à polluer en disséminant leurs fragments dans la nature environnante.

Un problème qui n’est pas seulement local

Cette importante quantité d’ordures ramassée sur cette portion de route départementale témoigne de l’incroyable quantité de saletés ainsi abandonnée sur notre territoire et dont une fraction importante se perd définitivement dans la nature. Aux jets de détritus depuis les voitures s’ajoutent aussi les « pertes » de véhicules mal conditionnés transportant des déchets (camions et véhicule de chantier, remorque de particuliers se rendant en déchetterie, etc...).

Élus, responsables et décideurs ne devraient pas oublier que les routes sont des voies économiques essentielles du territoire en qu’en ce sens elles générèrent déjà un énorme impact environnemental en terme d’émissions atmosphériques ou d’écoulements d’eaux pluviales chargées de polluants de toutes sortes et de particules.

Un entretien sérieux des accotements servant de fragile tampon avec le milieu naturel ne serait pas un luxe. Ce n’est qu’une mesure compensatoire minimum !

Enfin ces mêmes décideurs ne devraient pas oublier que nos routes sont des « belvédères » continus pour la découverte des paysages de notre belle contrée par un tourisme que par ailleurs on prétend souhaiter attirer ou conserver.


NDRL

A noter également que les membres de l’association vélocité Pays de Montbéliard ont assuré dernièrement, durant une matinée, un nettoyage complet des pistes cyclables sur Technoland-Etupes souillées par certains utilisateurs de la route.