VESOUL. Une nouvelle fois pollué, sa pauvre vie aquatique à nouveau détruite, Le DURGEON n’en peut plus de l’imbécilité humaine !



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Nos rivières continuent de trinquer de tous les bouts. Le 5 septembre, c’était le petit ruisseau de JAVEL qui a le malheur de traverser la citée d’Arbois dont les malheureux poissons se sont retrouvés le ventre en l’air. Un secteur où les pollutions toxiques sont récurrentes… (Voir :Pollution secteur d’ARBOIS (39) une nouvelle fois à la source d’une pollution toxique qui tue les poissons de la Cuisance).

Le 25 septembre 2016, c’était au tour du DURGEON

Cette belle rivière comtoise dans sa traversée de la cité de VESOUL a été littéralement transformée en égout. Ses poissons asphyxiés crevaient en série et son cours d’eau dégageait une odeur putride.

La pollution trouvait son origine dans le débordement d’une installation de relevage et de refoulement du réseau d’assainissement urbain de l’agglomération. Cette station de pompage, destinée normalement à diriger les eaux usées vers la station d’épuration située à VAIVRE, a « dysfonctionné »… Et malgré le système d’alarme dont elle était dotée, l’intervention des services concernés se serait fait beaucoup attendre laissant les eaux usées et tout ce qu’elles contiennent s’écouler beaucoup trop longtemps et abondamment dans le Durgeon.

La rivière s’est retrouvée extrêmement saturée de polluants divers très chargés en matières organiques entraînant une réduction de l’oxygène dissout des eaux et donc une asphyxie de l’intégralité des poissons en aval du point de rejet. L’empoisonnement direct n’est pas à exclure : certains éléments potentiellement toxiques pour les animaux aquatiques pouvant être contenus dans les eaux des égouts : chlore, ammoniac, autres produits chimiques divers de nettoyage, etc…

La présence de cadavres de brèmes, chabots, vandoises, chevennes, gardons, et de nombreux autres petits poissons était visible sur près d’un kilomètre de rivière.

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L’enquête, si elle est honnêtement et impartialement conduite, devrait déterminer les causes et responsabilités.

Le mot d’un spectateur involontaire de cette hécatombe :

"Les gens paient pour que leurs eaux usées soient épurées correctement, pas pour polluer le Durgeon et faire crever les poissons !"

Déjà pollué en 2015

Cette modeste et jolie rivière se remettait déjà difficilement de la pollution de juillet 2015 dans le même secteur, de la pollution due au déversement volontaire sur le parking du supermarché Cora d’un camion-citerne de 15000 litres de lait, pour laquelle notre association a porté plainte et attend toujours des suites judiciaires… (Voir :Pollution par déversement de 15000 litres de lait ).