L’horreur de la fourrure de visons : Des images filmées dans 6 "élevages" français par One Voice.


La CPEPESC qui s’est confrontée depuis des années avec les pratiques concentrationnaires, sordides, cruelles, polluantes et même illégales de « l’élevage » des pauvres visons d’EMAGNY (70) ne peut que soutenir l’action de cette association exemplaire.

La face cachée de la fourrure

Par un communiqué, l’association One Voice a rendu rendue publiques le 10 janvier 2016 des images inédites. Elles ont été filmées en France dans six « élevages » de visons pour leur fourrure. Notre pays en compte 14 en exercice. L’évidence de leur souffrance va de pair avec des pratiques particulièrement préoccupantes pour l’environnement.

"Pour ces animaux, le luxe semble bien loin tant leurs cages sont sales et sources de souffrance. Sur le toit grillagé de leur pauvre nid, une bouillie infâme est déposée, dont les restes pourrissent, parfois longtemps. Et quant au sol, un grillage douloureux pour leurs pattes, il laisse s’écouler les excréments qui s’accumulent sur le sol dans des quantités parfois invraisemblables. L’eau que l’on voit ruisseler autour, entraînant avec elle les effluents, donne matière à se préoccuper aussi pour l’environnement, tout comme des cadavres découverts dans l’herbe…"

Pour un manteau, il faut tuer/martyriser jusqu’à 80 visons

One Voice – Breaking images of French mink farms from One Voice on Vimeo.

200 000 visons sont tués en France chaque année

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« Tandis que les éleveurs se gaussent de « créer de la vie », et de garantir le bien-être des animaux, on ne peut voir dans leurs fermes que des visons qui, bien que prédateurs semi-aquatiques, sont privés d’eau et de toute activité. Ils n’ont alors d’autre échappatoire que la folie, qui s’exprime au travers de comportements stéréotypés. Et quand le moment vient de les dépouiller de leur triste existence, ils sont brutalement saisis et jetés, les uns sur les autres, dans un container…

A en croire les éleveurs, la captivité aurait aussi, depuis plusieurs générations, éteint en eux toute soif de liberté. Alors comment expliquer qu’ils s’échappent dès qu’ils en ont l’occasion ? La réalité biologique de ces animaux est le besoin de vivre libres, près des cours d’eau, de chasser, de pêcher, de se cacher. Nul être vivant n’est fait pour vivre enfermé. On ne s’adapte pas à la souffrance. Deux visons ont été filmés dans une tentative désespérée d’évasion. Tout deux ont été rattrapés et brutalisés par le chien présent. Mais combien y parviennent et alimentent les populations férales, recensées à travers la France ? Or ils ne sont pas d’ici et perturbent les écosystèmes".

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « Toute humanité semble avoir déserté les couloirs de ces fermes. Les êtres qui y sont élevés sont sensibles et animés d’une volonté de vivre incontestable. Mais leur identité est niée à chaque instant. Leur vie n’est que misère et souffrances.

Il est indécent que le secteur du luxe continue à cautionner de telles pratiques. La vraie beauté ne peut s’affranchir de l’éthique. Nous demandons l’interdiction immédiate des élevages d’animaux à fourrure en France. »

Forte de l’opinion des Français, dont une majorité ne veut pas de fourrure, l’association demande la fermeture sans délai des élevages de visons".

La CPEPESC ne peut que soutenir cette démarche.


L’ensemble des observations est disponible dans un rapport réalisé par l’association One Voice.

- Tous ces éléments sont consultables sur la page de la campagne : www.visonslerespect.fr