Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l'Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères de Franche Comté

Sur la présence de Pfas dans les eaux du secteur de Tavaux

publié le1 juillet 2026

Tavaux (39) et alentours : une micropollution par PFAS dans la nappe d’accompagnement du Doubs et dans l’eau distribuée et destinée à la consommation humaine

Étude réalisée à partir des données brutes Naïades, Ades et des données ARS (années 2018-2025).

Avec cette lettre info, se poursuit une série de travaux portant sur la qualité des eaux en Franche-Comté et ailleurs, telle que les banques de données publiques peuvent la montrer. Gilles Sené se consacre depuis plus de 10 années à l’exploitation de différentes banques de données liées à l’eau :

  • celles des Agences de l’eau (banque Naïades) pour les eaux superficielles (rivières, canaux, lacs et étangs…),
  • celles du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) (banque Ades) pour les eaux souterraines (sources et nappes alluviales ou profondes),
  • celles des Agences régionales de santé (ARS) (bulletins téléchargeables sur le site du ministère de la Santé) pour les eaux distribuées au robinet pour la consommation humaine, ici sur la commune de Tavaux (39).

A Tavaux (39) et alentours, une forte contamination par PFAS (parmi les 20 recherchés systématiquement depuis 2018 dans les eaux souterraines de la nappe alluviale et depuis 2024 dans les eaux distribuées au robinet) est mise en évidence. Il s’agit de plus d’une ressource en eau où la croissance de cette contamination est en cours, résultant de la grande rémanence de ces micropolluants (dits aussi polluants éternels) comme des faibles vitesses de transfert des PFAS (soit au sein de la nappe, soit entre les cours d’eau associés et la nappe, ou encore depuis les sols vers la nappe).

Une saisonnalité est aussi mise en évidence, avec un effet de dilution et des concentrations moins élevées lorsque la nappe alluviale est en hautes eaux.

Sur Tavaux et les communes dépendant de la même ressource, les seuils de potabilité ne sont actuellement pas dépassés, mais les concentrations en PFAS dans l’eau de consommation humaine sont élevées. 

Une détermination des origines de cette micropollution est à préciser (aérodrome ?) et des solutions sont à mettre en œuvre afin de la réduire et la faire cesser.

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