Réduire les Pfas à la source plutôt que de n’en récupérer que 2% ensuite
Réduire les Pfas à la source plutôt que de n’en récupérer que 2% ensuite
Une équipe internationale de chercheurs d’un réseau « Forever Lobbying Project » a travaillé sur l’évaluation des coûts et impacts potentiels de la dépollution concernant les PFAS en Europe, en se fondant ses les données publiques disponibles sur les Pfas
« Cette étude évalue les coûts et impacts potentiels d’une dépollution généralisée des PFAS en Europe selon deux scénarios : un scénario « historique » ciblant les PFAS à longue chaîne déjà émis, et un scénario « émergent » ciblant les émissions futures de tous types de PFAS.
Le scénario émergent, qui prévoit le traitement de 1 636 sites de sols européens fortement contaminés, ainsi que de tous les effluents des grandes stations d’épuration, des grandes zones de production d’eau potable, des boues d’épuration utilisées en agriculture et des lixiviats de décharge, ne permettrait de traiter que 3 à 50 tonnes par an de PFAS et de leurs précurseurs, soit moins de 2 % des émissions actuelles estimées dans l’UE.
Les coûts estimés de cette dépollution émergente se situent entre 52 et 200 milliards de yuans par an (7 et 26 milliards d’euros). L’impact limité et le coût prohibitif de cette dépollution peuvent éclairer les politiques et les décisions relatives à la gestion des PFAS et autres substances chimiques persistantes »
« La faible proportion d’émissions pouvant être traitées par dépollution souligne l’urgence de mettre en œuvre des restrictions d’utilisation et un contrôle à la source des PFAS ».
« Prévenir la pollution aux PFAS serait moins coûteux et plus efficace que de recourir à la dépollution après rejet ».
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Cette étude est accessible (en anglais) sur le site de la Royal Society of Chimestry : PFAS remediation across Europe: costs and limited impacts
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