Il ne faut plus mégoter : proscrire le jet de mégot !
Le jet de mégot : geste à proscrire, car irresponsable mais aussi illégal !
Il est des gestes qui sans doute n’ont déjà pas manqué d’agacer nos lecteurs au premier rang desquels on trouve le jet de mégots. Ce geste au demeurant banal, puisque reproduits malheureusement par de trop nombreux fumeurs, qu’ils soient piétons ou au volant de leur véhicule, est aujourd’hui sur toutes les lèvres depuis le début de l’été en raison des incendies à répétition qui ravagent l’hexagone.

Au-delà de ce simple geste se cache en réalité un comportement totalement irréfléchi et irresponsable, qui plus est de nature infractionnelle puisqu’en vertu de l’article R. 634-2 du code pénal « est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe le fait de déposer, d’abandonner, de jeter ou de déverser, en lieu public ou privé, à l’exception des emplacements, conteneurs, poubelles ou bennes adaptés aux déchets désignés à cet effet pour ce type de déchets par l’autorité administrative compétente, des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ou tout autre objet de quelque nature qu’il soit, y compris en urinant sur la voie publique, si ces faits ne sont pas accomplis par la personne ayant la jouissance du lieu ou avec son autorisation ».
La personne coupable encourt donc une amende de la quatrième classe allant de 90 euros (amende minorée) à 750 euros (amende judiciaire).
Mais combien de personnes sont ainsi verbalisées annuellement en France ? Nous ne disposons d’aucun chiffre, mais sans doute bien peu faute de volonté politique et de moyens.
Pourtant, rien qu’en milieu urbain, le coût du ramassage des mégots pèse grandement sur les budgets municipaux. Selon la société cy-clope, spécialisée dans le recyclage des filtres de cigarettes, « on compte par exemple 200 millions de mégots ramassés chaque année par les services de la ville de Bordeaux, et on évalue à 90 000 euros par kilomètre de voirie le coût du ramassage des mégots à Marseille ».
Alors que l’on sait qu’une grande partie des déchets abandonnés finit son parcours dans les cours d’eau puis les océans – sans rappeler ici les risques d’incendie inhérents aux mégots jetés dans la nature – la lutte contre ses incivilités environnementales devrait être une priorité des autorités publiques. Pourtant, seules quelques municipalités s’en sont emparées aujourd’hui.
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| L’Interdiction de fumer dans et à moins de 200m d’une forêt en période de risque d’incendie Depuis 2023, l’article L131-1-1 du code forestier «interdit de fumer dans les bois et forêts et jusqu’à une distance de 200 mètres de ceux-ci pendant la période à risque d’incendie définie par arrêté du représentant de l’État dans le département ». (Fait réprimé par article R. 163-2 du Code forestier sans oublier l’énorme responsabilité civile engagée en cas de sinistre par le fumeur). |
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