Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l'Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères de Franche Comté

Le lac de Chaillexon mer d’Aral (*) estivale du Haut Doubs

publié le11 août 2026

La cuvée 2026 du réchauffement climatique a une nouvelle fois promu en oued notre Doubs dans son cours supérieur. Son faible débit à Pontarlier finit par disparaitre totalement, parce qu’insuffisant, dans les fissures du sous-sol calcaire comme à chaque été en amont de Montbenoit. Au niveau du val de Morteau quelques afférences (et rejets de stations d’épuration) lui redonnent un maigre apport liquide.

Mais le Doubs n’est plus qu’un maigre fossé aux eaux sombres. A Villers-le-Lac il serpente au milieu d’une gigantesque cuvette herbeuse.

C’est le lac de Chaillexon, ou pour les Suisses, le lac des Brenets ! Plus d’eau ! Ce n’est plus qu’un immense herbier au bord duquel, les barques de pêcheurs, spectacle insolite, paraissent sombrer en dépression. Les bateaux touristiques sont prisonniers au port. Et ne parlons pas des pauvres poissons… (Leur roi du Doubs, l’Apron a été déchu, et aujourd’hui ses espoirs se limitent à une reine détenue en aquarium à la citadelle de Besançon).

Pourtant ce lac, qui se poursuit par des gorges admirables et profondes jusqu’au seuil barrage géologiquement naturel du Saut du Doubs, s’étend sur 82 hectares. Plein, il peut contenir 5,7 millions de mètres cubes d’eau… Mais là aussi, dans le sous-sol calcaire, il y a des fuites. Elles court-circuitent par en dessous le Saut du Doubs. Ces fuites, certains ont bien cherché à les colmater, mais sans grand succès.

De vaines rustines, ne pourront rien contre le climat calorifique qu’engendrent nos dispendieux rejets et échappements de gaz à effets de serre. Ils brulent de plus en plus nos étés et les indispensables capacités de rétention et de restitution d’eau des sols naturels. Ces derniers sont les grands régulateurs hydrauliques naturels, mais que par ailleurs, on maltraite !   

Les décideurs et les citoyens qui les élisent, prendront-ils enfin conscience qu’ils courent tous à marche forcée vers l’enfer ?

Quant aux négationnistes indécrottables des réalités et de la science, Albert Einstein avait très bien diagnostiqué : « Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… Mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue ».

Efde

(*) La mer d’Aral a été réduite en 30 ans de 90% par l’ex URSS

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L’oued du DOUBS en aval de Pontarlier dans le secteur de Montbenoit