Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l'Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères de Franche Comté

Les PFAS,  polluants organiques « éternels » menacent

publié le1 novembre 2022

PFAS est l’acronyme désignant les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées. Il s’agit de molécules extrêmement résistantes et stables, utilisées d’une façon exponentielle depuis le milieu du siècle dernier. Ont les trouvent dans certains textiles, emballages alimentaires, produits domestiques, cosmétiques, peintures, revêtements de sol, produits ignifuges ou imperméabilisants, produits phytosanitaires, revêtements antiadhésifs des poêles de cuisine.

Les PFAS sont réputé, à travers leur contamination des produits alimentaires, s’accumuler quasi définitivement dans les consommateurs. Certains PFAS sont considérés comme cancérogènes,  perturbateurs endocriniens. mais aussi à l’origine de troubles de la thyroïde, aux dérèglements hormonaux et au grossissement.

Mais les PFAS se retrouvent aussi dans l’environnement, les sols, les eaux superficielles et souterraines ou ils sont apportés par les rejets résiduaires voir les jus des décharges sauvages ou installations mal contrôlées d’ordures. Leurs impacts sont peu connus concernant les espèces animales et végétales aquatiques.

Si pour l’eau du robinet la présence de PFAS devrait être contrôlée et limitée, le chantier reste conduire concernant les eaux libres dans les milieux naturel notamment au regard de la législation européenne.

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NDRL :

Suite à des actions turbulentes près de Lyon du mouvement Extinction Rébellion à l’entreprise ARKEMA et la DREAL qui ont semble-t-il réveillé le Gouvernement sur la problématique des « risques liés à la présence de PFAS dans l’environnement, et en particulier les milieux aquatiques », dans un communiqué du 22 décembre 2022, le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires a déclaré notamment que :

« Face à cette préoccupation, la priorité du Gouvernement est claire : encadrer l’usage des PFAS pour mieux protéger les Français et l’environnement, dans l’objectif d’une interdiction à terme » …. À l’échelle nationale, le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires agit pour évaluer les effets des PFAS et ainsi les limiter plus strictement. Le Ministère travaille également avec les acteurs du milieu industriel pour réduire l’usage de ces produits en 2023 et trouver des solutions durables de substitution. Une étude d’impact sur l’utilisation industrielle des PFAS et leurs conséquences sur l’environnement est en cours d’actualisation. Enfin, un plan d’actions en ce sens sera publié au début du mois de janvier. Il définira des objectifs, des actions à mener et un calendrier de mise en œuvre ».

Il a aussi précisé que : « L’approche adéquate de cette problématique dépasse les frontières françaises. Aussi, le Gouvernement français soutiendra dès janvier 2023 le projet d’interdiction large des PFAS qui sera mis en discussion au sein de l’Union européenne ».

On devrait donc voir rapidement ce que valent ces promesses.

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En savoir plus. Lire sur le site de l’ANSES : PFAS : des substances chimiques dans le collimateur