NON A LA SINISTRE LOI dite « d’urgence agricole »
Le samedi 27 juin à MORTEAU, rassemblement samedi 27 juin à MORTEAU — sur les terres de la ministre de l’Agriculture contre le projet de loi dite d’urgence agricole. Ce texte criminel pour la vie, la biodiversité et notre environnement a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale et doit encore être examiné à partir 29 juin au Sénat.
Pour dire non à cette loi toxique, ce rassemblement est prévu — sur les terres de la ministre de l’Agriculture — pour montrer que le monde associatif franc-comtois est debout et uni face à son projet.
La date est proche, le contexte est décisif : une présence en force ce jour-là sera le meilleur signal que nous puissions envoyer. Plus nous serons nombreux et nombreuses, plus le message portera.

Urgence agricole, oui ; reculs écologiques, non !
À l’appel d’un large collectif d’associations environnementales, agricoles, citoyennes et de forces politiques, un rassemblement se tiendra à Morteau le samedi 27 juin à partir de 11h, sur les terres de la ministre de l’Agriculture, pour dénoncer les orientations du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles. Présenté comme une réponse à la crise agricole, ce texte ne répond pourtant ni à la crise du revenu paysan, ni à la dépendance aux intrants de synthèse, ni aux défis de l’adaptation climatique.
Le projet de loi a été déposé le 8 avril 2026, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, puis transmis au Sénat, avec une séance publique annoncée à partir du 29 juin. La majorité sénatoriale profite de l’examen du texte pour réintroduire l’usage dérogatoire de l’acétamipride et du flupyradifurone, mesures phares de la loi Duplomb qui avait rassemblé largement contre elle en 2025 !
Pour protéger l’agriculture, il faut protéger l’eau, les sols, la biodiversité et le revenu paysan. Cette loi d’urgence ne s’attaque pas aux causes structurelles de la crise : prix insuffisants, répartition injuste de la valeur, concentration des aides, fragilité des fermes face au dérèglement climatique et manque d’accompagnement vers des systèmes agricoles plus autonomes et résilients.
Au contraire, ce texte ouvre de nouvelles brèches au profit d’un modèle agro-industriel déjà à bout de souffle. Il facilite le déblocage de projets contestés de stockage de l’eau, ne protège pas les captages d’eau potable face aux pollutions, affaiblit la protection des zones humides et banalise la gestion brutale de la faune sauvage par des autorisations démesurées de tirs sur les loups, y compris dans les parcs nationaux.
Alors qu’il faudrait sécuriser les paysannes et paysans, renforcer leur revenu, accompagner la transmission des fermes et réduire leur dépendance aux intrants, le gouvernement privilégie des mesures qui confortent les acteurs les plus puissants de la chaîne agro-industrielle.
Cette loi prétend défendre la souveraineté agricole, mais il n’y a pas de souveraineté durable sans eau préservée, sans sols vivants, sans biodiversité, sans revenu digne pour les agriculteurs et agricultrices et sans débat démocratique sur l’avenir de nos territoires. Protéger l’agriculture ne peut pas signifier accélérer l’accaparement de l’eau, fragiliser les normes environnementales ou marginaliser les alertes venues des associations, des scientifiques et des citoyens mobilisés.
Le 27 juin à Morteau, nous affirmons qu’une autre voie est possible pour assurer la souveraineté alimentaire de la France : celle d’une agriculture paysanne, rémunératrice, sobre en intrants, des cultures adaptées au climat qui se modifie, une agriculture protectrice de l’eau, des sols, des zones humides, de la biodiversité et de la santé publique. L’urgence agricole est réelle ; elle appelle des réponses justes, écologiques et sociales, pas un nouveau recul au service de l’agro-industrie.
Rassemblement le samedi 27 juin à Morteau
RdV à la gare de Morteau à 11h
Premiers signataires : la LPO Ligue de protection de Oiseaux Bourgogne-Franche-Comté, Terre de Liens Bourgogne Franche-Comté, FNE France Nature Environnement Bourgogne Franche-Comté, Conservatoire des Espaces Naturels de Franche-Comté, la CPEPESC (Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l’Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères) de Franche-Comté, le Syndicat Apicole du Doubs, le Pôle Grands Prédateurs, le collectif Pour les Paysages du Massif Jurassien, Générations Futures Grand Besançon,, le collectif de sauvegarde du marais de la Tranche, l’association de protection du Val du Drugeon, Pays de Salins Environnement, ….
Avec le soutien de : organisations politiques et apparentées…