Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l'Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères de Franche Comté

L’inutile et couteuse guerre aux « nuisibles » démontrée

publié le10 mars 2026

Près d’un 1,7 million de renards, mustélidés et corvidés sont tués chaque année en France par des motifs de régulation des populations soi-disant sanitaires ou économiques. L’utilité de cette stratégie de destruction n’avait jamais été évaluée ! Une nouvelle étude prouve que ces actions ne permettent pas de réduire les dommages économiques imputés à ces espèces, ni de réguler les populations en question, et révèle que cette politique coûte huit fois plus que les dégâts déclarés pour ces espèces dites « susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD).

Les chercheurs ont analysé sept années de données concernant les coûts des dégâts déclarés et l’effort de destruction à l’échelle nationale. Aucun lien n’a été trouvé entre l’intensité des éliminations et les coûts de dégâts déclarés. Et même, l’arrêt des de destructions n’entraîne pas d’augmentation des dégâts ! Par exemple, l’effort de contrôle létal n’influence pas les effectifs reproducteurs des corvidés.

L’étude propose la première évaluation économique du contrôle des vertébrés « nuisibles » indigènes en France.

Le coût annuel de l’élimination de ces animaux est estimé entre 103 et 123 millions d’euros, tandis que les dégâts officiellement déclarés s’élèvent à 8 à 23 millions d’euros par an.

Il n’existe donc aucune preuve d’un bénéfice du contrôle par destruction de leurs populations. Il ne réduit pas les populations et pourrait même diminuer certains services écosystémiques, comme la prédation des rongeurs ou la dispersion des graines.

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